L’accompagnement au choix d’une solution informatique (ou digitale)

L’accompagnement dans le choix d’une solution informatique (ou digitale) repose sur plusieurs étapes clés :

  1. Comprendre les enjeux, objectifs et contraintes
    Si les objectifs ne sont pas clairs et les enjeux flous, l’étude risque de perdre en pertinence. Une obligation légale, un besoin client prioritaire ou un investissement prévu sur l’année à venir sont autant de facteurs décisifs qui permettent de définir le « quoi » (solution), le « quand » et le « comment ».
  2. Analyser ce qui a déjà été fait (ou non)
    Lorsqu’une aide au choix est demandée, il existe souvent un historique de démarches plus ou moins formelles : rencontres avec des éditeurs, avis de la DSI, recommandations internes, etc. Il est essentiel de s’appuyer sur ces travaux précédents afin d’éviter des contradictions inutiles.
  3. Collecter l’existant et les besoins
    Un besoin ne se résume pas à vouloir une solution particulière (« nous voulons Salesforce » ou « nous souhaitons remplacer SAP »). Le besoin doit avant tout être d’ordre business : que faut-il accomplir ? Pourquoi les outils actuels sont-ils insuffisants ? Quels sont les processus en place ?
  4. Prendre en compte la roadmap de la DSI
    Même lorsqu’une nouvelle solution est envisagée, elle devra s’intégrer harmonieusement à l’écosystème existant. La roadmap de la DSI est donc un élément fondamental pour assurer la cohérence et la faisabilité technique.
  5. Comprendre les interactions entre les acteurs
    Qui décide ? Qui finance ? Qui assume les risques en cas d’échec ? Identifier les rôles et responsabilités de chaque acteur est crucial pour anticiper les dynamiques et gérer efficacement les interactions. Qui aura le dernier mot ? Qui porte les convictions dans le projet ?
  6. Déterminer si le client a déjà une idée précise
    Il est fréquent qu’une étude soit sollicitée pour légitimer un choix déjà fait, mais non justifié officiellement. Cette réalité fait partie du processus et doit être prise en compte.

Constats récurrents

Lors des études que j’ai réalisées, plusieurs points reviennent souvent :

  • Le besoin est rarement bien défini. Beaucoup se concentrent directement sur une solution : « Nous voulons Salesforce » ou « Remplaçons SAP pour améliorer nos performances ».
  • L’ajout d’une nouvelle solution peut être plus complexe que l’optimisation d’une solution existante. Par exemple, certaines entreprises se sont retrouvées à devoir gérer des bases IBM DB2 simplement parce qu’elles avaient choisi IBM Websphere comme serveur applicatif Java. Cela montre à quel point les choix techniques impactent tout l’écosystème.
  • Le succès d’un projet dépend de l’adoption. Environ 80 % des échecs de projets ERP/CRM sont dus à une mauvaise adoption, indépendamment de la solution choisie. L’adhésion des utilisateurs est donc un facteur critique.
  • Les solutions existantes sont souvent sous-exploitées ou mal configurées. Dans la majorité des cas (80 %), les outils en place suffisent, et un simple complément peut répondre aux besoins à moindre coût.

Mon expertise

J’accompagne les organisations, qu’elles soient petites ou très grandes, dans leurs enjeux digitaux. Mes interventions portent sur des études préliminaires et des cadrages stratégiques pour optimiser et sécuriser leurs activités métier.

Retour en haut